Lundi 12 mai 2008
publié dans : bulle d'encre

( inspiré de M. )
Je dis Elle

by -L-

J'ai du beau linge pommade
J'ai le manoir façade
Tantôt débile
Tantôt subtile
Je chante et tonne sans parade

Je dis Elle
Et je la sème
Dans ma comète
Je dis L
Comme un poème
La aine, je projette
Je dis ELLE, ELLE, ELLE

Du Lynx dans mon pti coeur
Bali dans l'air tu meurs
Du Cil dans mes peines
Dans mes colères son haleine

Je dis Elle
Et je la sème
Dans ma comète
Je dis L
Comme un poème
La aine, je projette
Je dis ELLE, ELLE, ELLE

Pour son corps, pour ses gants
Pas exprès, pas savant
Je dis ELLE, ELLE, ELLE

avec son accord ou sans
Pour l'apprêt, pour l'aven
ELLE, ELLE, ELLE...


Pour son corps, pour ses gants
Pour l'apprêt, pour l'aven
avec son accord ou sans
Pas exprès, pas savant

Je dis Elle
Et je la sème
Sur ma comète
Je dis L
Comme un poème
La aine, je projette
Je dis ELLE, ELLE, ELLE...
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Vendredi 25 avril 2008
publié dans : bulle d'encre

JE VEUX AVOIR UNE TAILLE DE MANNEQUIN ... JE SUIS TROP GROSSE... JE MANGE TROP... ON ME TRAITE DE BOUDIN... J'AI PAS FAIM...JE VEUX CHANGER DE CORPS... JE VEUX SENTIR MES OS SUR MA PEAU...

L'ANOREXIE MENTALE TUE !

L’anorexie mentale est un des troubles des conduites alimentaires (TCA) à ne pas confondre avec l'anorexie comme pathologie médicale. Elle se manifeste notamment par une préoccupation tyrannique de l'apparence qui entraîne des restrictions alimentaires drastiques. Les causes sont multiples et surdéterminées. En tout état de cause elles relèvent d'une psychopathologie de l'image du corps. La mode et les phénomènes d'imitations entre adolescents sont souvent incriminées mais ils restent difficiles à isoler de l'histoire du sujet qui souffre de son environnement familial et d'évènements de vie déclenchants.

La sociologie offre des explications en prenant en compte la part des aspects sociaux liés comme par exemple, le fait que ce trouble ne se retrouve pas dans les mêmes proportions partout dans toutes les cultures et à toutes les époques; il est dans certaines cultures absent. Les sujets qui souffrent souvent de ces troubles sont surtout les adolescentes, même s'il y a de plus en plus de garçons.

 

L'anorexie mentale est donc un trouble psychique qui se traduit notamment par une perte de poids importante, mais cette dernière est liée à une restriction alimentaire déterminée volontairement même si les causes de ces privations auto-infligées restent inconscientes pour les personnes qui en souffrent. Dans l'anorexie mentale, le patient lutte contre la faim, tandis que dans l'anorexie, il a perdu l'appétit.

Les critères diagnostiques de l'anorexie mentale habituellement retenus sont:

  • Refus de maintenir le poids corporel au niveau ou au-dessus d'un poids minimum normal pour l'âge et pour la taille (ex., perte de poids conduisant au maintien du poids à moins de 85% du poids attendu, ou incapacité à prendre du poids pendant la période de croissance conduisant à un poids inférieur à 85% du poids attendu).
  • Peur intense de prendre du poids ou de devenir gros, alors que le poids est inférieur à la normale.
  • Altération de la perception du poids ou de la forme de son propre corps (Image du corps), influence excessive du poids ou de la forme corporelle pour le narcissisme ou estime de soi, ou déni de la gravité de la maigreur actuelle.

L’anorexie mentale est un trouble des conduites alimentaires qui touche 1 à 2% des femmes. Cette maladie concerne essentiellement les jeunes filles de 12 à 20 ans, mais peut apparaître dès l’âge de 9 ou 10 ans. Les garçons sont pour le moment moins touchés (9 anorexiques sur 10 sont des filles) mais l'évolution des mœurs tend à les rendre plus susceptibles de devenir malades.

On peut distinguer pour la forme deux types d'anorexie mentale (autre fait qu'on ait admis qu'il existe autant de manières d'être anorexique que de personnes souffrant du trouble) :

  • Type restrictif : pendant l'épisode actuel d'anorexie mentale, le sujet restreint intensément son alimentation et n'a pas, de manière régulière, présenté de crises de boulimie ni recouru aux vomissements provoqués ou à la prise de purgatifs (c.à-d. laxatifs, diurétiques, lavements).
  • Type avec crises de boulimie/vomissements ou prise de purgatifs : pendant l'épisode actuel d'anorexie mentale, le sujet restreint intensément son alimentation et a, de manière régulière, présenté des crises de boulimie et/ou recouru aux vomissements provoqués ou à la prise de purgatifs (c.-à-d. laxatifs, diurétiques, lavements).

Souvent, ces restrictions s’accompagnent d’activités physiques ou intellectuelles intenses, toujours par peur de grossir. L'anorexie mentale est toujours liée à une psychopathologie et s'accompagne souvent aussi d'anxiété, de dépression, de repli sur soi et parfois de dépendances aux drogues ou à l’alcool. Elle peut prendre une forme explicitement ou implicitement suicidaire.

En psychopathologie, on considère l'anorexie mentale comme une conduite addictive. Le lien à l'oralité primaire et/ou secondaire sont évidents et peuvent être compris comme un avatar du complexe d'Oedipe ou de ses précurseurs. La conduite de refus de nourriture peut aussi être vue comme l'évitement d'un processus de mentalisation des identifications primaires et/ou secondaires. C'est un symptôme qui traduit une mauvaise intégration inconsciente de l'image du corps en lien avec les caractères sexuels secondaires, rondeurs féminines de la puberté, etc. pour les jeunes femmes. Le trouble survient souvent dans des contextes familiaux particuliers (faiblesse des repères relatifs à la différence des générations, etc.). La relation à l'objet interne mère est marquée par un refus ou une impossibilité de s'identifier à une femme adulte sexuée. Les mécanismes de défense par la rationalisation, l'intellectualisation et l'ascétisme sont fréquemment au premier plan.

« Etre mince » n’est qu’un prétexte, un support au besoin de maîtriser un univers qui leur semble extrêmement nocif (le jugement des autres est déformé autant en intensité qu’en direction).

Les personnes du corps médical en contact avec des personnes anorexiques ont noté un sentiment fort et systématique de culpabilité obsessionnelle. Dans le cerveau anorexique, l’information « je suis coupable » est liée à une morale qui rejette tout ce qui est « injustice », cela implique qu’en étant coupable, on doit être puni. Et lorsqu’on est puni, on ne doit pas éprouver de plaisir. Le plaisir le plus accessible dans la nature humaine étant issu du besoin primaire alimentaire, s’alimenter devient pour l’anorexique : « inacceptable ».

Le sentiment de culpabilité pourrait venir d’une suite de causes et d’effets mal compris (Divorce, réflexions d’autrui, pratique sexuelle mal vécue, rejet amoureux… / tout peut être source) Faute d’avoir compris la cause du malaise, l’individu se rendrait responsable du « problème ». L’anorexique mélange souvent deux informations : « être présent lors d’un événement » et « être responsable de l’événement ».

Tant que l’anorexique a ce sentiment obsessionnel de culpabilité, la guérison est compromise. Toute psychothérapie qui ne prend pas en compte cette « logique anorexique » amène au taux de rechute important[réf. nécessaire]. Cet échec a le résultat d’alimenter encore plus son sentiment de culpabilité.

Reconstituer la suite mal comprise de causes et d'effets et source de culpabilité, devrait se faire idéalement avec des professionnels de la santé[réf. nécessaire].

Sur le plan physique, cette maladie se traduit par une perte de poids. La perte de poids est directement liée à la privation alimentaire. Elle induit ce qu'on appelle une dénutrition (http:// www.autrement.asso.fr rubrique "pour les patients" onglet "anorexie boulimie" page "prendre conscience de la dénutrition").

La privation alimentaire entraîne assez vite de nombreux déficits en minéraux, vitamines et autres éléments essentiels. Ceux-ci, ainsi que la perte de poids vont induire des dérèglements voire des dommages sur l’organisme : perte des muscles, chute de tension artérielle, malaise, perte de connaissance, chute des cheveux, anxiété, insomnie, fatigue, sensation de froid permanente, perte de mémoire, aménorrhée (disparition des règles), décalcification, ostéoporose, difficultés relationnelles majeures (perte des amis, conflits familiaux). Les dérèglements physiques peuvent, à terme, menacer la vie de la personne.

L'anxiété et le besoin de maigrir vont être responsable d'une hyperactivité physique parfois bien pénible.

 PUB qui a fait polémique en Italie d'OLIVEIRO TOSCANI

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Dimanche 6 avril 2008
publié dans : bulle d'encre

Voilà, c'est fait, j'ai vu ce film... et j'en viens à me convaincre ( même si c'était franchement pas utile) que Kristin Scott Thomas a un jeu d'actrice merveilleux ( elle l'est d'ailleurs d'autant plus merveilleuse dans ce film ou son personnage est pourtant loin de la beauté Katherine du patient anglais). Le film est assez dur et dés le début, on est pris par le quasi mutisme et le froid que dégage "juliette" personnage douloureux joué par Kristin. Puis petit à petit, on voit une flamme briller dans ses yeux, grandir et la réchauffer comme si le fait de retrouver sa soeur lui donnait un peu plus de vie. La soeur de Juliette, Léa, est jouée avec beaucoup de tact par une Elsa Zylberstein douce et compréhensive mais tout aussi bouleversée de retrouver sa soeur perdue de vue depuis des années.  

Ce film raconte comment deux soeurs séparées par 15 années de prison se retrouvent et retissent des liens forts et indestructibles. Ce lien déjà présent auparavant mais mis à mal par le temps et les pressions familiales se redessine de manière subtile entre les deux personnages. L'une admirative depuis toujours, l'autre cachant un amour fort et protecteur derrière un masque de froideur distante. Juliette, l'aînée est un personnage fait de douleur et de retenue. Ce n'est pas un jeu d'actrice que nous offre Kristin mais plus une fresque, une peinture vivante, un livre ouvert. D'ailleurs, dans ce film, il y a beaucoup de clins d'oeil liés aux livres, romans ou oeuvres d'art.

L'histoire de Juliette n'est pas simple. Emprisonnée pendant 15 ans dans une prison anglaise pour avoir assasiné son fils Pierre, celle-ci est forcée de reprendre contact avec le seul lien à sa famille: sa soeur Léa. Mais celle-ci ne veut pas en rester là et cherche véritablement une nouvelle complicité avec sa grande soeur. Cependant, ces retrouvailles ne vont pas retourner que Léa et Juliette. C'est tout l'entourage direct de Léa qui va ressentir l'arrivée de sa soeur comme une découverte.

Outre le fait de retrouver sa soeur et de retrouver une vie normale, Juliette va devoir se réinsérer dans la société. Cette résinsertion ne se fera pas sans difficulté au vu de son passé. Néanmoins, beaucoup de personnes dont sa soeur vont l'aider. Une certaine humanité se dégage des personnages même si le rejet est irremédiablement présent. Ce n'est donc pas que la douleur de Juliette qui occupe le film mais la douleur en général: douleur de perdre quelqu'un qu'on aime, douleur de ne plus savoir aimer, douleur de se sentir impuissant devant l'horreur...

La quasi mort de Juliette depuis tant d'année et puis sa rennaissance se fera grâce à cet entourage direct et plus particulièrement grâce à l'amour de sa soeur... un amour qui la fera revivre...

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Dimanche 30 mars 2008
publié dans : bulle d'encre

MAMAN J'AI PEUR !!!! ( les peurs, les phobies et troubles anxieux )

L’anxiété est une sensation normale. Elle est présente chez tous les êtres humains. Selon les circonstances elle peut revêtir des formes différentes, de la simple inquiétude à l’angoisse et même à la terreur. Parfois, elle se manifeste de façon anormale et devient une maladie à part entière. Phobies, panique, troubles obsessionnels compulsifs : apprenez à reconnaître les différentes formes d’anxiété pathologique.

L’anxiété a un rôle utile dans notre vie : c’est parce que nous nous inquiétons de la sécurité de nos enfants que nous les surveillons attentivement, c’est parce que nous pensons à notre propre sécurité que nous évitons de prendre des risques inconsidérés, c’est parce que nous avons peur que nous fuyons lorsque c’est nécessaire devant des dangers que nous ne pouvons affronter : un incendie, un malfaiteur armé par exemple.

Cette anxiété survient à la suite d’évènements clairement identifiables, nous aide à y faire face et disparaît en même temps que sa cause.

Mais il arrive chez certaines personnes que l’anxiété se manifeste de façon anormale : soit parce qu’elle survient sans raison, soit parce que son intensité et les réponses qu’elle entraîne sont sans commune mesure avec l’événement déclenchant. On parle alors d’anxiété pathologique.

Cette anxiété pathologique peut revêtir de multiples aspects parmi lesquels on a coutume de distinguer schématiquement cinq grands tableaux principaux :

  • L’anxiété généralisée ;
  • Les phobies ;
  • Les troubles obsessionnels-compulsifs ;
  • La crise de panique ;
  • Le stress post-traumatique.

Ces tableaux sont assez fréquents puisqu’on estime que 3 à 5 % de la population a présenté l’un d’eux à un moment ou un autre de sa vie.

Des causes multiples

Les causes de l’anxiété pathologique sont mal connues. Il est clair que certaines personnes sont plus sujettes à l’anxiété que la moyenne. On sait aussi que des facteurs sociaux jouent un rôle important : des parents hyperanxieux ont tendance à transmettre leurs propres inquiétudes à leurs enfants. Des familles où les enfants sont délaissés, voire violentés sont évidemment pourvoyeuses de troubles anxieux. Des traumatismes psychologiques de l’enfance ou de l’âge adulte sont souvent un événement déclenchant. Certaines maladies s’accompagnent régulièrement d’anxiété : hypoglycémie, hyperthyroïdie, certaines insuffisances cardiaques, certains déficits en vitamines. Les périodes de sevrage (alcool, tabac…) ont le même effet.

Enfin les femmes sont environ deux fois plus nombreuses que les hommes à faire des épisodes d’anxiété pathologique, sans que l’on sache pourquoi.

Phobies, TOC, crises de panique…

On distingue plusieurs types d’anxiété pathologique, dont les manifestations varient.

  • Le syndrome d’anxiété généralisée

Il se manifeste par un état de tension, d’inquiétude permanent sans aucun événement extérieur qui l’explique. Les personnes qui en souffrent s’inquiètent de tout en permanence. Elles n’arrivent pas à se relaxer, peinent souvent à s’endormir, sont irritables, impatientes, ont des difficultés de concentration.

Ces sensations s’accompagnent souvent de troubles physiques : transpiration excessive, douleurs d’estomac, diarrhée, besoins fréquents d’uriner, mains froides, bouche sèche, vertiges, maux de tête… Cette pathologie est handicapante car elle entraîne des difficultés permanentes dans la vie quotidienne, aussi bien au travail où elle rend les relations difficiles que dans la vie privée qui se restreint peu à peu. On estime qu’environ 3% de la population est confrontée à ce trouble.

  • Les phobies 

Dans ce cas l’anxiété n’est plus permanente et générale, mais elle se cristallise sur des situations particulières qui la font survenir. Le sujet ne ressent pas d’inquiétude particulière dans son quotidien, mais l’angoisse surgit dès qu’il est confronté à la situation qui déclenche la phobie. L’avantage est que l’angoisse est évitable facilement : il suffit d’éviter la situation qui la crée. L’inconvénient est que de nombreuses phobies correspondent à des situations que l’on rencontre souvent tout au long de sa vie et qu’elles peuvent de ce fait devenir très invalidantes. La peur des serpents dans notre monde moderne n’est pas très grave et ne gâche pas la vie de ceux qui l’éprouvent. Mais d’autres phobies sont beaucoup plus délicates à gérer. Les plus fréquentes sont : l’agoraphobie, peur des lieux publics et de la foule ; la claustrophobie : peur des endroits clos, ascenseurs, avions, chambres fermées par exemple ; les zoophobies : peur de certains animaux, souris, chiens, chats notamment.

On distingue deux grandes sortes de phobies : d’une part les phobies sociales, peur de situations dans lesquelles on est confronté aux relations avec les autres (crainte de parler en public, crainte exagérée de ses supérieurs, timidité anormale dans ses relations personnelles…) et d’autre part les phobies d’objets ou de situation qui n’impliquent pas les relations sociales (claustrophobie, peur des animaux…).

  • Les troubles obsessionnels-compulsifs

Dans ce cas l’anxiété n’est pas le signe le plus évident, elle est sous-jacente. L’obsession conduit le sujet qui en est victime à ressentir en permanence des pensées qui se répètent à l’identique, à éprouver le besoin de refaire sans cesse les mêmes gestes comme en une sorte de rituel. Certaines personnes se lavent ainsi les mains des dizaines de fois dans la journée, d’autres sont obligées de suivre toujours un itinéraire identique et compliqué pour aller d’un lieu à un autre, d’autres encore ne peuvent accomplir aucune action sans la faire précéder de rituels compliqués et incompréhensibles pour l’entourage. On comprend à quel point cette pathologie peut entraver la vie quotidienne. Elle s’accompagne en général de traits de caractère particuliers : obsession de l’ordre, avarice, propreté excessive par peur des germes…

Ce trouble, qui commence souvent dans l’enfance ou à l’adolescence, touche environ 2 % de la population.

  • La crise de panique

Sa description est assez facile à comprendre car tout le monde ou presque a ressenti un jour ou l’autre une crise de panique devant un événement terrifiant. Mais ici ces crises se renouvellent fréquemment et sans cause déclenchante. Peu à peu le tableau s’aggrave car la personne qui est sujette à ce trouble va être obsédée par la crainte de voir la crise revenir, puisqu’elle peut se produire à tout moment. Tous les signes psychiques et physiques de l’anxiété sont alors présents sous une forme exacerbée, entraînant un malaise majeur, une sensation d’oppression insupportable qui donne parfois l’impression que l’on va mourir ou devenir fou.

  • Le syndrome de stress post-traumatique

Il fait suite à un événement particulièrement angoissant ayant entraîné un traumatisme psychique important : catastrophe, agression, perte d’un être très aimé… Sur le moment le sujet réagit par un tableau de stress aigu : forte angoisse, désespoir ou au contraire impossibilité de toute réaction.

Par la suite, le souvenir de l’événement va hanter celui qui l’a vécu. Ce souvenir va se manifester sous forme de cauchemars parfois quotidiens, pouvant entraîner une insomnie sévère par crainte de l’endormissement. Les images peuvent aussi survenir inopinément dans la journée, empêchant la concentration sur ce que l’on a à faire, entraînant irritabilité, fuite des contacts sociaux, hyperexcitabilité au moindre stimulus, perte de confiance en soi, évitement de situations ou de personnes qui rappellent l’événement traumatisant.

Ce syndrome se rencontre souvent chez des soldats au cours des guerres, mais aussi chez des enfants victimes de violences ou d’abus sexuels.

Des traitements parfois très longs

Les traitements détaillés de chaque forme d’anxiété pathologique varient. Ils sont établis en fonction d’une part de la nature du trouble (phobie, obsession, panique…), d’autre part de la personnalité du sujet qui en souffre. Les psychothérapies (comportementales, d’inspiration analytique, etc…) y tiennent une place importante. Dans certains cas on y associe des traitements médicamenteux (anxiolytiques, antidépresseurs).

Une grande partie des anxiétés pathologiques sont curables, d’autres sont susceptibles d’améliorations considérables qui permettent en général aux patients de reprendre une vie quotidienne quasi-normale. Mais la durée du traitement est extrêmement variable, de quelques semaines à plusieurs années.

Dr Christian Duchène
>>>Forum doctissimo


Phobie sociale : n’ayez plus peur des autres

Plus qu’une simple timidité, la phobie sociale est une véritable maladie. La victime est angoissée, paniquée à la simple idée de parler à des inconnus. Environ 5 % de la population vit ainsi dans la peur de l’autre. Comment apparaît ce trouble ? Quels sont les traitements ? Un dossier à lire pour arrêter de rougir !

La vérité sur la phobie sociale

La phobie sociale est longtemps restée une maladie ignorée. Et aujourd’hui encore on sait peu de choses sur ses causes réelles. En revanche, il est certain que ce trouble constitue un véritable handicap, dont les méfaits peuvent apparaître dès l’école primaire. Les réponses aux questions que vous n’osez pas poser à votre médecin.

 N'ayez pas peur du regard des autres !

Aux origines de la phobie sociale

La névrose phobique

Traiter sa peur des autres

Soigner la phobie sociale n’est pas une mince affaire. Car souvent des habitudes se sont mises en place et la victime prend soin d’éviter tout au long de sa vie les situations embarrassantes. Pourtant, il est possible de mettre fin au calvaire, en optant pour des traitements associant médicaments et psychothérapies. En la matière, les thérapies comportementales et cognitives semblent particulièrement adaptées…

 Vaincre sa peur des autres grâce aux psychotropes ?
Vaincre les phobies
 
Les thérapies comportementales et cognitives
 Les thérapies comportementales et cognitives
    contre la dépression, l'hyperactivité et l'insomnie


 

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Jeudi 21 février 2008
publié dans : bulle d'encre

Le premier lien. Théorie de l'attachement. 

( selon le bouquin de Blaise Pierrehumbert, éd Odile Jacob, 2003 ( 416 p ; 27 euros )

L’individuation de l’enfant se réalise par combinaison du maintien solide des ses attaches et par son ouverture vers le monde extérieur. Ce n’est que lorsque ses besoins de proximité sont satisfaits qu’il peut s’éloigner de la figure qui le sécurise pour explorer ce qu’il ne connaît pas. La théorie de l’attachement a connu ces cinquante dernières années un étonnant succès. C’est vrai qu’elle s’est avérée féconde pour mieux comprendre le développement de l’être humain. Une conception, quelle qu’elle soit, n’apparaît jamais par hasard : elle est le produit de son époque. L’émergence de la théorie de l’attachement a coïncidé avec, entre autres, la maîtrise de la conception humaine, la reconnaissance des compétences de plus en plus précoces du bébé ou encore l’organisation des familles autour de l’enfant ?. On trouve ces prémisses dans les découvertes de Konrad Lorenz, qui datent d’avant-guerre, sur les mécanismes d’empreinte de certains animaux à leur naissance (petit et parent s’imprégnant alors mutuellement). Il faut aussi évoquer la description faite en 1946, par René Spitz, sur 123 nourrissons abandonnés en pouponnière, leurs signes de désespoir étant alors reliés, non aux conditions matérielles d’accueil (par ailleurs excellentes), mais à la rupture des liens maternels non compensés par une qualité d’attention et de relation suffisante de la part du personnel hospitalier. 


EXPERIENCE DE HARLOW ( accrochez vous bien... ça devient Saw 4 ...)

Source: Courtesy of Harlow Center for Biological Psychology, University of Wisconsin

Ces expériences n'ont pas manqué d'être dénoncé a juste titre comme une torture par les mouvements de défense des animaux. Harlow lui-même était connu pour refuser les euphémisme pour nommer ces objets de torture, par exemple les chambres d'isolation était nommé puits du désespoir (Pit of despair)

Il est probable que l'effet psychologique et l'agression affective que représente ces expérience aient été souhaité par Harlow lui même. On peut se poser la question du rôle des représentation des tètes des figures maternel par exemple, de son choix de photo, ou simplement le citer :

«  What I'd like to do, then, is leave a great big mess behind
Ce que je voudrais faire, bien, c'est laisser un bon gros désordre derrière moi  »

Peut être que pour comprendre il faut considérer la croyance assez répandue a l'époque que l'enfant avant 1, 2 ou 3 ans ne fait que pousser' et qu'il n'a besoin que de nourriture. Il n'y avait pas d'opposition scientifique, et y compris en médecine et en psychologie cela justifiait parfois certaines maltraitances, par exemple dans les orphelinats.

Dans un premier temps, il sépare des petits macaques de leur mère a différentes périodes de leurs développement, à la naissance, ou a partir de 3, 6, 12 et jusqu'à 24 mois, il les laisse en totale isolation et hors de tout contact avec leurs semblables.



Bien que restants en parfaite santé physique à leur réinsertion auprès de leurs congénères ils sont généralement en état de choc émotionnel, caractérisé par des attitudes autistique, et un anéantissement de leurs interactions sociale. (pas d'interaction, de jeu ni d'intérêt sexuel). Par contre si la période d'isolation avait lieux plus tardivement, cela n'avait pas le même effet sur leur comportement.

Cette première série d'expériences a démontré chez le primate et par extension chez l'homme, l'importance des interactions entre l'enfant et la mère a une période déterminé, et leur rôle sur de développement social ultérieur.

Il tenta ensuite de proposer des alternatives pour tenter d'isoler le facteur déclenchant de cette déssocialisation.

Le principe était de séparer les nouveau-nés de leur mère et de les placer en présence de deux substituts maternels, l'un en grillage simple, mais fournissant du lait, l'autre recouvert d'un tissu et contenant un source de chaleur. Les petits préferaient se blottir contre le deuxième, quitte à s'étendre pour se nourrir sur le premier.

Cette expérience s'est opposée à l'interprétation la plus courante de l'époque qui sans renier le rôle du contact physique donnait jusqu'alors une fonction primordiale à la fonction alimentaire.

Ce fut donc le point de départ de la considération la plus courante aujourd'hui, à savoir que la tété joue avant tout un rôle affectif, par la mise en contact sensoriel fréquente de l'enfant et de la mère.


En 1958, paraît un premier article dont l’auteur, Harry Harlow, présente ses observations sur la déprivation maternelle chez les singes : séparés de leur mère, de jeunes macaques choisissent de préférence un substitut maternel constitué de linge doux plutôt que d’un treillis grossier. La même année, un autre article est publié par John Bowlby, qui aborde les liens privilégiés entre le bébé et sa mère. Coïncidence historique entre deux champs différents, celui de l’éthologie et celui de la psychanalyse, qui arrivent à la même conclusion : la proximité physique (voire la disponibilité) de la mère (ou de son substitut) satisfait un besoin primaire du jeune, essentiel à son développement mental et à l’éclosion de sa sociabilité. En 1963, Mary Ainsworth, collaboratrice de Bowlby, met au point une expérience qu’elle nomme la « situation étrange ». Il s’agit d’activer, auprès d’un enfant âgé d’un an, des comportements d’attachement, en induisant un léger stress par le départ et le retour à plusieurs reprises de son parent. La situation se compose de huit épisodes de trois minutes chacun. Les réactions de l’enfant sont minutieusement cotées. Ces modalités, fixées par un protocole précis, ont été reproduites des milliers de fois, permettant de déterminer des constantes.
Trois typologies d’attitude ont ainsi pu être définies. Premier type de comportement (A) : un attachement qui apparaît anxieux-évitant (l’enfant ne semble pas affecté ni par le départ du parent, ni par son son retour). Second type de comportement (B) : un attachement sécurisé (protestation au départ du parent et soulagement à son retour avec recherche de proximité). Troisième type de comportement (C) : un attachement anxieux-résistant ou ambivalent (anxiété à la séparation et comportement à la fois de rapprochement et de rejet au retour). Les proportions des trois catégories sont à peu près toujours les mêmes : 22 % d’enfants anxieux évitants (A) 66 % d’enfants sécurisés (B), et 12 % d’enfants anxieux résistants (C). Il est possible de repérer les facteurs prédisposant aux comportements plutôt sécurisés ou anxieux. Le parent en capacité de percevoir et d’interpréter de façon adéquate les signaux et demandes implicites de l’enfant et d’y répondre de façon appropriée et synchrone favoriserait l’attachement sécurisant. Par contre, celui qui rejette ou ne comprend pas les demandes de l’enfant, manifeste de l’aversion face au contact physique, n’exprime que peu d’émotions ou propose des réponses déphasées, favoriserait l’attachement anxieux. Un enfant sécurisé se montrera sociable, empathique et manifestera une bonne estime de soi. Un enfant ayant bénéficié d’un attachement anxieux sera plus dans le retrait social, les plaintes somatiques, l’agir, les comportements oppositionnels et agressifs. L’équipement initial ainsi apporté jouera un rôle protecteur ou aggravant tout au long de la vie, notamment quand le sujet sera confronté à des circonstances difficiles. 


D’autres études portant sur l’attachement à l’âge adulte ont permis de catégoriser trois types de comportement se rapprochant étonnamment de celles utilisées par Mary Ainsworth pour les bébés (jusque et y compris dans leur proportion) : 27 % de personnes détachées (indifférentes et désengagées émotionnellement), 56 % de personnes autonomes (accès aisé à leurs émotions) et 17 % de personnes préoccupées (confuses et incohérentes). On comprend ici l’importance primordiale de la qualité de ces premiers liens. On peut facilement en déduire la nécessité de travailler au rétablissement de la confiance en soi et de la compétence des parents pour éviter des transactions à risque.
Mais, ne peut-on compter que sur les parents ? Bowlby le pensait et avait émis l’hypothèse de la monotropie : il n’existerait qu’une seule figure d’attachement possible (la mère). De nombreuses études réalisées par la suite ont infirmé cette théorie et ont montré que ce qui comptait avant tout, c’était la qualité respective des différents lieux et personnes que l’enfant rencontre. Le père et la mère, la famille et les professionnels de l’enfance ne sont donc pas exclusifs les uns des autres. Loin d’être un risque, l’existence de plusieurs lieux d’attachement possible constitue un enrichissement et un facteur de résilience pour l’enfant. Qui plus est, un lien sécurisant établi avec une personne pourra compenser la relation anxiogène développée
avec une autre. 


RESILIENCE: 


La résilience est un phénomène psychologique qui consiste, pour quelqu'un touché par un traumatisme, à prendre acte de son traumatisme pour ne plus vivre dans la dépression et le poison que ce traumatisme peut causer. C'est « vivre avec », dans le sens où cela fait partie de la vie de cet individu, ne le diminue pas mais au contraire lui permet de revivre. La résilience est rendue possible grâce à la réflexion, à la parole, et dans le meilleur des cas grâce à l'encadrement médical d'une thérapie, d'une analyse.

Le constat de la résilience est une observation d’exception avec l’adversité. Certains s’en sortent. La résilience est un terme pour expliquer la résistance des matériaux aux chocs, les premières publications datent de 1939-1945 (Cyrulnik avait entre deux et sept ans à l'époque) Les travaux de Werner et Smith, deux psychologues scolaires américaines à Hawaï, travaillaient avec des enfants à risque psychopathologique, condamnés à présenter des troubles, elles les ont suivis pendant trente ans, une proportion s’en sort par eux-mêmes, sans thérapie, sans psychologue, sans rien, uniquement grâce aux qualités individuelles et aux opportunités de l’environnement. La source de la problématique était la difficulté de généraliser les faits pathogènes d’une certaine situation générale à tous les individus puisque certains s’en sortent.

La résilience n'est pas seulement une dimension, c'est le résultat de multiples processus qui viennent interrompre des trajectoires négatives. Elle est dynamique et parmi les Processus qui contribuent à la résilience, on a pu en repérer neuf :

  • La défense-protection
  • l'équilibre face aux tensions
  • l'engagement-défi
  • la relance
  • l'évaluation
  • la signification-valuation
  • la positivité de soi
  • la création.
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Samedi 2 février 2008
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Jeudi 31 janvier 2008
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1. L'IMPUISSANCE APPRISE ( proche du "syndrome dépressif " )

Je vais vous raconter l'histoire du petit chien de labo d'un certain seligman pour vous faire réfléchir ...

le modèle de seligman de l'impuissance apprise:

 seligman a montré qu'il est possible de développer chez le chien un comportement proche de celui du sujet déprimé. un chien apprend la passivité s'il est mis dans l'incapacité d'éviter l'apparition d'une stimulation désagréable ( décharge éléctrique qu'il ne peut éviter) et perd la capacité d'apprendre et se résigne s'il est dans l'impossibilité répétée de contrôler les situations défavorables...

Le concept d'impuissance apprise nous vient de l'expression anglophone Learned Helplessness. Une autre traduction qui est peut-être plus élégante ou plus parlante est celle de résignation acquise.

L'origine de ce concept, éclairant d'un point de vue clinique, remonte aux recherches du psychologue comportementaliste Martin Seligman et ses collègues, fin des années 60. Ces chercheurs ont démontré que face à de petits chocs électriques incontrôlables, un animal finit par s'installer dans l'apathie et la résignation.

En 1975, Seligman définira trois conséquences principales à cette situation expérimentale d'incontrôle:
1. Une difficulté progressive à faire le lien entre les actions posées et leurs conséquences: "ce que je fais n'a pas d'effet sur mon environnement ou les situations dans lesquelles je me trouve";
2. Une forte baisse de motivation: "je n'émets plus de comportements puisque cela ne sert à rien";
3. Une augmentation des sentiments de déprime.

Le concept de résignation acquise est donc, à l'origine, ce que les scientifiques appellent un modèle animal; ce modèle permet de poser des hypothèses d'extrapolation à l'humain.

( prochain sujet :  attachement et séparation dans la prime enfance selon l'expérience de harlow... pire que saw 4 !!! )

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Jeudi 27 décembre 2007
publié dans : bulle d'encre

Et bien je trouve ça tout à fait normal...  Je trouve que c'est pas une pathologie... Je crie même haut et fort que " ne pas aimer le sexe ce n'est pas mal"... Ouais je sais que c'est pas sale... mais c'est mon choix... et j'en sui heureuse comme ça...  Y a plein de gens qui vivent sans... mais bien sûr, ils vont pas le crier haut et fort... Car il y a beaucoup de gens qui croient encore que " sans sexe on est rien".... surtout les mecs ( excusez moi mais c'est vrai que les mecs y penset plus... c'est comme qui dirait un peu génétique chez eux...)...

Liens sur l'asexualité:

et oui ça existe et on en parle...

> pour ceux qui aiment les définitions ( wikipédia)

>FORUM du Réseau pour l'entraide et la visibilité asexuelle


Articles et Blogs:

>http://naibed.blogspot.com/2005/11/lasexualit-pourquoi-une-nouvelle.html

>http://latoileasexuelle.skyrock.com/




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Dimanche 11 novembre 2007
publié dans : bulle d'encre

torturee.JPG
Dessin torturée... Une tendre tristesse inavouée...

CCF11112007-00000.jpg
Si ça pouvait être vrai...

CCF11112007-00001.jpg
Mon triste autoportrait

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Dimanche 23 septembre 2007
publié dans : bulle d'encre

CCI00000.JPG
Encore une de mes oeuvres... LOL... Influences anorexiques des mannequins en provenance directe de Milan?? je sais pas.... LOL

CCI00002.JPG
Figure ambigue... Garçon ou filles... ange, je dirais plutôt...

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