Le monde est né de l'amour, il est soutenu par l'amour, il va vers l'amour et il entre dans l'amour.
[Saint François de Sales]
On ne peut pas dire pourquoi. La
raison de l'amour, c'est l'amour. La raison de l'amour, c'est qu'on aime.
[Vladimir Jankélévitch]
L'amour, c'est l'absolu, c'est l'infini ; la vie, c'est le relatif et le limité. De là tous les secrets et profonds
déchirements de l'homme quand l'amour s'introduit dans la vie. Elle n'est pas assez grande pour le contenir.
[Victor Hugo]
A quoi reconnaît-on que l'on est amoureux ? C'est
très simple. On est amoureux quand on commence à agir contre son intérêt.
[François Truffaut]
Pensée positive :
Locution à la mode, à l’origine du néologisme «positiver», caractéristique d’un courant philosophique plongeant ses racines
dans l’ésotérisme et l’occultisme de la plus haute Antiquité. En adoptant une attitude résolument optimiste, en remplaçant systématiquement les pensées négatives par des pensées positives, il
serait possible de traverser sereinement des périodes difficiles. Selon ce concept idéologique et culturel remis au goût du jour par l’Ecole américaine de la Pensée positive dans les années 60,
les pouvoirs de la pensée sont sans limite. Tout dépendrait de soi, de la motivation qu'on se donne : la santé, la prospérité, le succès, le bien-être, le bonheur, voire l’immortalité… En
d’autres termes, grâce aux forces de la pensée positive, l’homme serait en mesure de «manipuler son propre destin et le monde », de « créer sa propre réalité et celle de l’univers entier».
La pensée positive répugne à la contradiction et récuse l’esprit critique. En ne mettant en relief que « le bon côté des choses », elle tend à faire oublier que la
réalité est mouvante, complexe et conflictuelle, que toute pensée véritable est « obligatoirement dialectique», qu’il ne saurait y avoir de réflexion authentique sans contestation, confrontation
affrontement, transformation, construction et remise en cause, et, en fin de compte, que « la pensée négative est essentielle à la philosophie, à l’équilibre mental, au bonheur». (Jacques
Senécal)
La pensée positive relève d’une « métaphysique idéaliste, abstraite, fixiste et formelle » ; elle ne doit pas être confondue avec la pensée positiviste qui,
renonçant à l’ontologie et à la métaphysique, fonde la connaissance sur l’observation des faits et sur leur examen par les méthodes de la science.















